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Lucien Kassy Kouadio ne craint pas cet ASEC là |
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La Côte d’Ivoire du football a retrouvé avec plaisir l’un de ses héros de Sénégal 92. Lucien Kassy Kouadio, sur le banc du Réveil Club de Daloa a, par son coaching, enrhumé la machine Jaune et Noire qu’il a contribué à huiler dans les années 90. Le coach adjoint du Réveil explique comment il a pu contraindre les Mimosas au partage des points. Un match nul (0-0) contre l’un des ogres de la Ligue 1 qui donne des idées à Kassy Kouadio qui pourrait bien embrasser définitivement une carrière d’entraîneur.
Comment avez-vous fait pour tenir l’Asec en échec...
L’équipe de l’Asec de la fin des années 90 est différente de celle de maintenant. Tout le monde peu donc la tenir en échec. L’Asec n’est plus un foudre de guerre. Mes joueurs n’ont pas été efficaces devant les buts. Sinon, nous nous sommes procurés de nombreuses occasions de buts. L’Asec aurait pris au moins cinq buts si mes attaquants avaient été réalistes.
Quelles sont les consignes que vous avez donné pour ce match ?
J’ai dit aux joueurs de se battre et de ne pas laisser l’Asec jouer. Surtout dans la deuxième moitié du terrain c'est-à-dire de les attaquer à l’entrée de notre moitié de terrain. D’être les premiers sur toutes les balles. Et les consignes ont été biens appliquées.
Pourquoi êtes-vous restés confinés derrière ?
Vous savez l’Asec joue la coupe d’Afrique. Elle est donc physiquement plus au point que nous. Avec des joueurs qui ont plus d’expérience que les nôtres. J’ai donc demandé à un certain moment du match de ne pas trop attaquer pour éviter de se découvrir. Nous avons donc par moment joué derrière. Comme on dit communément, on a appliqué le «système tabouret».
Avec ce test réussi est ce que vous n’êtes pas tenté de diriger une équipe de l’élite ?
Si. Pourquoi pas ? Je ne suis quand même pas sans ambitions. J’ai beaucoup appris du football et je compte le redonner à la jeune génération si on décide de me faire confiance.
Propos recueillis par Patrick GUITEY |