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Jacques Anouma, Président de la FIF |
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Le torchon brûle entre la FIF et la RTI. Les rapports entre les deux entités ne sont plus au beau fixe depuis le début de la saison 2008. Pas d’images et d’échos du championnat sur les antennes de la radio et de la télévision. Qu’est-ce qui explique ce bras de fer entre les deux parties ?
Difficile de dire. Car, rien ne présageait une rupture de confiance entre la FIF et ka RTI jusque-là. Du côté de la Fédération, on a du mal à comprendre l’attitude des hommes de la RTI. Et pour cause. A son arrivée à la tête de la FIF, le comité directeur de Jacques Anouma a relevé ce qu’il considérait comme une anomalie jusque-là. Il fallait payer de l’argent à la RTI pour la diffusion des images du championnat. La FIF négocie avec la RTI pour un nouveau départ. Après près d’une année de discussion, les deux parties parviennent à un accord. La RTI va acheter les droits de retransmission des matchs de la FIF (championnats et Coupe nationale). La RTI était sous la direction de Kébé Yacouba. Ce premier accord portait sur un montant de soixante millions que la RTI devrait verser à la FIF. Mais la télévision, selon des sources proches de la FIF, n’arrive pas à honorer ses engagements. La Fédération laisse cependant ce fait. Elle ne dénonce pas le non respect du contrat par la partie adverse. La télévision continuera à filmer les compétitions.
Au lendemain de la qualification des Eléphants pour la Coupe du monde 2006, la Fédération engage de nouvelles discussions avec la RTI. En effet, estimant que le football ivoirien a besoin de ressources financières importantes, la FIF se lance à la recherche de moyens de fluidification. C'est-à-dire, issus de la publicité à travers le sponsoring direct et les droits télé. La Fédération tombe de nouveau d’accord avec la RTI toujours sous la direction dirigée de Kébé Yacouba. Les deux parties élaborent une nouvelle convention. Celle-ci prévoyait que la FIF devrait concéder les droits des images des compétitions nationales à la RTI. En contre-partie, elle devrait payer la somme de 150 millions de F CFA à la FIF en deux parties. 75 millions de F CFA en numéraires et 75 millions en espaces annonces.
Pour sa part, la Fédération, devrait mettre tous les moyens en œuvre pour permettre à la RTI de faire son travail. Ensuite, de l’associer à tous ses événements. La FIF décide de s’engager pleinement aux côtés de son partenaire. Puisqu’elle constate que ce dernier, n’a pas toutes les compétences requises pour commercialiser les espaces d’habillage. Les deux régies, FIF et RTI, décident donc de travailler en étroite collaboration dans la confection des spots publicitaires. Bref, pour aider la télévision dans sa tâche, lors de la première année, la FIF facilite un accord entre elle et une société de téléphonie cellulaire qui est son principal sponsor. Elle parvient donc à convaincre son sponsor leader à payer des espaces publicitaires et des plateaux télé. En contre-partie, la société de téléphonie va verser 90 millions de F CFA à la RTI. Ce qui n’avait rien à voir avec un quelconque droit de retransmission. La FIF attendait que la RTI honore ses engagements en versant les 75 millions de F CFA comme prévu par la convention. La différence devant être partagée en parts égales entre les deux parties.
Mais la télévision ne va pas, de nouveau, honorer ses engagements. En 2007, prétextant des problèmes de trésorerie, le sponsor leader de la FIF propose de payer 50 millions de F CFA à la télévision. La FIF qui a perçu la somme, décide donc de ne pas reverser la contre partie de la RTI. Elle entendait par là faire le point des comptes avec la RTI. C’est dans cette atmosphère de crise lavée, que la société sponsor de la FIF décide de ne plus continuer son action pour la Ligue 1. Elle quitte donc la scène ivoirienne, obligeant la Fédération à ouvrir les portes à un nouveau sponsor.
La RTI reste sur sa position
Depuis trois journées, la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) a mis un black out sur les matches de la ligue 1. une position sur laquelle la maison bleue entend rester. Elle l’a réaffirmée lors de sa dernière rencontre avec la FIF.
Le vendredi dernier une délégation de la FIF comprenant Idriss Diallo, l’un de ses vice-présidents et M. Sory Diabaté, président de la Ligue professionnelle ont pris pied dans la maison de la RTI à Cocody pour rencontrer les responsables de la chaîne nationale. Idriss Diallo s’est enquis des raisons pour lesquelles la maison bleue « boycottait » le championnat national de football. Le vice-président de la FIF a rappelé qu’un contrat liait la FIF à la RTI depuis 2006. Celui-ci faisait donc obligation à la RTI de diffuser le championnat national de Football.
M. Issa Sangaré Yeresso, Directeur Général Adjoint chargé des antennes et des infrastructures techniques a, à son tour, souligné que plusieurs facteurs étaient intervenus dans le contrat. Notamment la venue d’un nouveau sponsor dans le championnat. La RTI a marqué son étonnement devant cet état de fait. Surtout que la FIF a toujours soutenu avoir pour partenaire privilégié la RTI.
La direction de la RTI dénonce le traitement de seconde zone dont elle fait l’objet. La FIF souhaite que la maison bleue respecte le contrat qui les lie jusqu’en 2009. Pour M. Sory Diabaté, il était important que la part des choses soit faite. Ainsi, la RTI selon le contrat se doit de diffuser les matchs. Concernant le nouvel annonceur, c’est un autre volet sur le quel des discussions sont ouvertes. Les responsables de la FIF ont même pris l’initiative de jouer les facilitateurs auprès du nouveau sponsor de la Ligue 1 pour une éventuelle rencontre entre les deux entités.
La RTI dans l’attente de cette « médiation » dit rester sur sa position. Le temps que les choses soient on en peut plus claires. A en croire notre informateur, les deux parties n’ont pas envie d’envenimer la situation. Des dispositions ont donc été prises de part et d’autre pour arriver à un compromis.
SuperSport